Comité Départemental du Gers de Basket-Ball

Quarts de finale du TGE : et elles ne furent plus que huit !

Huit équipes, quatre féminines, quatre masculines, qui restent en course pour triompher aux Arènes le lundi pascal. Qui d'Auch, Eauze 2, Gondrin, Vic, Auch 2, Castéra, Jégun et des cadets de l'UGB inscriront leur nom au palmarès ?
 
Après des seizièmes et des huitièmes cahin-caha, entre forfaits et disqualifications sur tapis vert, ces quarts de finale nous ont offert de vrais bons matchs de Coupe, de belles affiches, un ou deux traquenards (la fameuse « Magie de la Coupe »), et promettent des demis explosives début mars.
 
Le tableau féminin : la logique, et Gondrin.
 
Deux rencontres se disputaient vendredi soir : les filles de l'ACR [repêchées après la disqualification du tenant du titre, Gimont 2], bas de tableau de R3, recevaient les auscitaines, haut de tableau de R2. Le viatique de 7 points des protégées de Romain Boucher ne résiste pas au cinglant 11-0 infligé par les joueuses de la préfecture dès l'entame de la partie. Elles ne s'arrêtent pas là, et avec un 24-48 au tableau d'affichage à la mi-temps, le suspense est rapidement allé se terrer loin de la pittoresque salle goudronnée de Réjaumont. Aussi n'est-il guère surprenant de voir les deux équipes faire jeu égal en seconde mi-temps. 48-73, score final, en faveur des filles d'Adrien Coureau, à une victoire d'une troisième finale en quatre saisons, après 2016 et 2017.
 
A l'extrémité est du département, les lisloises accueillaient les elusates (deuxième de PRF contre dernière de R2F), bien décidées à préserver le plus longtemps possible leurs 14 points d'avance. Le début de match, brouillon et sans trop de rythme, fait le jeu des joueuses du BCL ; malgré tout, elles voient leur avantage se réduire comme peau de chagrin dès la fin de la première période, 24-18. Leurs adversaires trouvent davantage de fluidité dans leur jeu et passent devant, de quatre petits points, 27-31, à la mi-temps. L'intensité de la rencontre augmente d'un ton sous l'impulsion des visiteuses, qui font cavalier seul au retour des vestiaires, ne laissant les adversaires n'inscrire que 13 unités lors des 30 dernières minutes de la rencontre. Logique respectée ici aussi, 37-70 pour le BEC, qui n'a manqué que deux finales (2014 et 2018) depuis que le TGE porte ce nom.
 
 
Le choc, sur le papier (et sur le terrain !), de ces quarts de finales, se déroulait samedi en début de soirée, à Jégun, pensionnaire de R3. Face aux bleues et blanches, les tangos de Vic, qui évoluent en R2. Malgré la division -- et les sept points -- d'écart, peu sépare les deux équipes pendant l'essentiel d'une rencontre disputée, tendue et hâchée par les fautes. On pense un temps que la presse vicoise va avoir raison des jégunoises, qui choisissent pourtant ce moment-là pour retrouver leur adresse... et le chassé-croisé continue. 54-56 à quelques minutes de la fin de la rencontre. Une paire de blessées plus tard [on souhaite un bon rétablissement à la cheville de Léa], et les vicoises se détachent enfin : 57-65, puis 57-70 pour les joueuses de Clément Vitrou, qui ne sont plus qu'à une marche d'une première visite aux Arènes depuis 2012.
 
La dernière affiche mettait aux prises des gondrinoises dernières de Pré-Région et les filles de Puycasquier bien installées en Régionale 2 [et repêchées après leur défaite face aux cadettes d'Auch]. En temps normal, peu auraient parié sur les joueuses de l'ALG face à celles du RSP, même avec 14 longueurs d'avance à l'entre-deux. Et pourtant, l'info circule, laconique : à la mi-temps, 49-19. En seconde mi-temps, les choses ne s'arrangent guère pour les finalistes de l'an passé ; le score est sans appel au buzzer : 78-45. Les gondrinoises s'érigent ainsi en dernier rempart à l'hégémonie des équipes de R2, et atteignent le dernier carré de la compétition pour la deuxième fois en trois ans, une remarquable performance pour une équipe qui oscille en la D2F et la PRF !
 
 
Aucun des deux finalistes de l'an passé, trois équipes de R2 -- dont deux habituées de la salle Jacques Baurens -- et une équipe de Pré-Région. Voilà pour l’intrigant tableau, très ouvert, des demi-finales... les auscitaines, emmenées par de talentueuses cadettes, semblent avoir les faveurs des pronostics ; quelqu'un leur volera-t-il la vedette ?
 
Le tableau masculin : les finalistes au rendez-vous, Jégun, et la jeunesse.
 
Pendant que les filles du BCL tentaient en vain de résister à l'assaut des rouges et jaunes d'Eauze, à quelques centaines de mètres de là, les garçons de l'USBL défiaient sans aucune complexe les joueurs de Castéra. Entre une équipe de Pré-Région, certes invaincue, et une escouade habituée aux joutes de la Prénationale, l'affaire aurait dû être vite entendue... Faisant fi des trois divisions d'écart, ce sont les lislois qui remportent la première mi-temps (avec un déficit de seulement 6 points en faisant abstraction du viatique initial de 21 unités), rejoignant les vestiaires sur le score de 57 à 42. Probablement un peu secoués à l'intervalle, les castérois referont leur retard dans les troisième et quatrième actes, pour finalement s'imposer, dans la douleur, 81-95. L'essentiel est assuré pour ceux qui sont, cette saison encore, les grands favoris d'une épreuve qu'ils n'ont plus remporté depuis 2016. Jamais deux sans trois ?
 
Toujours vendredi soir, les montaltais, qui évoluent en Régionale 2, se déplaçaient à Auch pour en découdre avec les cadets de l'UGB, qui dominent sans partage le championnat Occitanie U17M, dont ils sont par ailleurs tenants du titre. Les ouailles d'Yves Baratet sont considérés comme une équipe de Régionale 3 dans le Trophée Georges Estève, et les montaltais partaient donc avec un handicap de 7 points. Les équipes font jeu égal dans le premier quart-temps, et le débours des visiteurs s'est même accru à mi-parcours : 44-34. Dans ce duel entre la vivacité et l'adresse à 3 points d'un côté et l'expérience et le jeu intérieur de l'autre [sans aucun cliché ni généralisation, ça va de soi] les hommes de Jean-Sébastien Obama reviennent à égalité et passent même devant dans un troisième acte qui s'achève malgré tout en faveur des ugébistes... pour 2 minuscules points. Le mano a mano continue dans le dernier quart... 79 partout à quelques secondes de la fin, et les rouges rentrent un lancer franc décisif. 80-79 score final.
Encore raté pour les joueurs de l'ASM, dont la dernière finale de Coupe du Gers remonte à 2010... pour les cadets de l'UGB, c'est un saut vers l'inconnu, mais assurément pas un cadeau pour l'équipe qui en héritera en demi !
 
Le lendemain soir, de nouveau à la salle Mathalin d’Auch, nouveau quart, celui-ci mettant aux prises d'autres jeunes de l'UGB, les Espoirs qui évoluent (et ferment la marche) en Prénationale, face aux réservistes auscitains, tenants du titre et engagés en R3. Même genre d'opposition, pour caricaturer, entre de jeunes artilleurs et de vieux grognards (même si le plus jeune joueur sur le parquet était en fait auscitain !). Les deux équipes font grosso modo jeu égal au tableau d'affichage, nonobstant le déficit initial de 14 points, qui pésera lourd dans la balance finale : +15 à la mi-temps, +22 au gong final (96-74) pour des auscitains pas vraiment inquiétés, et qui conservent leur chance d'un nouveau doublé, après celui de 2006-2007.
 
Dernier match [last but most certainly not least, comme disent les gens outre-Manche], à Jégun, dans la foulée de la victoire vicoise contre les féminines, dans une salle toujours comble, les joueurs de Florian Delpech étaient opposés à Courrensan dans un duel entre équipes de Régionale 2. En championnat, les jégunois se sont imposés chez leurs adversaires du soir, mais ces derniers, finalistes en 2015 et 2016, vainqueurs en 2017, ont brillé en Coupe ces dernières années. Pas de handicap, l’avantage du terrain, et du public, pour les blancs. Un match âpre, encore un, entre deux équipes qui ne comptent pas galvauder cette compétition, et qui se rendent coup pour coup. À l’image des ultimes instants de la troisième période : une poignée de secondes à jouer, sur le buzzer des 24, un triple pour Jégun. Les supporters locaux exultent. Sur le gong de la fin du quart, un triple, plus la faute, pour Courrensan. Les aficionados des visiteurs s’en donnent à coeur joie. Les deux équipes ne se lâchent pas. Fin du quatrième quart. 69 partout et quelques secondes à jouer. Deux fois, les bleus du BCC ont la balle de match en main, deux fois les blancs de Jégun leur chapardent le ballon. Et ne passent pas loin d’un improbable panier sur le buzzer. Prolongations. Un chassé-croisé digne des week-ends les plus chargés en vallée du Rhône. Toujours aussi serré. Et soudainement, le match bascule. Deux tirs primés jégunois, sans réponse. 79-74, 45 secondes à jouer. Les mouches ont choisi leur camp. 83-74.
Jégun, finaliste malheureux (face à... Courrensan) il y a deux ans, n’a pas remporté la Coupe du Gers, sous aucune de ses incarnations, depuis 1996. 2019, l’année des crocos ?
 
 
Battus à la surprise générale en avril dernier, on imagine mal l’épouvantail de l’ACR subir deux fois la même mésaventure... même si leurs bourreaux auscitains sont encore de la partie ! Les jégunois n’ont toutefois pas dit leur dernier mot, et les cadets de l’UGB, emmenés par de jeunes joueurs très prometteurs, n’ont certainement pas l’intention d’être réduit au rôle de faire valoir...
 
 
Pour le prochain épisode, rendez-vous le week-end du 2 mars ; avant ça, tirage au sort courant janvier, pour déterminer le menu des hostilités.
 
Attention, exceptionnellement, les finales du TGE auront cette année lieu le lundi de Pâques, le 22 avril.
 
Nouveauté pour l’édition 2019 : des tee-shirts TGE (et TMC) sont mis en vente ; pour plus d’infos, consultez la page du Trophée Georges Estève, ou contactez Paul (0627170168 ou paulschlicklin@yahoo.fr).