Comité Départemental du Gers de Basket-Ball

L’instantané le plus long, au pays des gascons

Une saison figée : plongée gersoise dans un exercice inachevé.

Épisode 2 : Le VCGB, pour mieux rebondir ? (Nationale Masculine 3, poule D)

Après 18 journées, la poule D de Nationale Masculine 3 a tout d’un championnat à 3 vitesses.
Deux équipes se tirent à bourre tout en haut, avantage au Stade Montois — invaincu depuis la 1ère journée et une improbable défaite à domicile face aux relégables réservistes de Rupella — large vainqueur de son dauphin Castelnau Médoc lors des matchs aller.
 
En bas de tableau, huit équipes qui se tiennent en deux points : l’écart est deux fois plus grand entre le 4ème et le 5ème qu’entre le 5ème et le 12ème. Dans cette grosse troupe, on retrouve notamment le VAB, relégués volontaires de N2 et que l’on imaginait un peu plus haut.
 
Traçant son petit bonhomme de chemin, dans une espèce de no man’s land — à équidistance de la tête et de la queue de la poule, c’est là que se cache le VCGB, au pied du podium, un point — et une défaite d’une unité sur un sacré « buzzer beater » aux arènes en janvier — derrière les girondins de St-Médard.
 
Assurés de rester dans la division la saison prochaine, il restait quatre rencontres aux verts et blancs — que l’on eut pu imaginer faiseurs de rois, avec la réception des deux leaders — pour achever cette saison de reconstruction/stabilisation -- une fois n’est pas coutume dans l’ombre du bruyant voisin auscitain -- et espérer une place sur le podium.
 
C’est autour d’un vieux de la vieille (Lionel Trépout), de quelques cadres (Aurélien Patey, David Seremet), de petits jeunes qui montent, et de nouvelles têtes — .. y compris côté techniciens, avec l’arrivée de Fred Zadro, joueur emblématique de la grande époque et ancien capitaine du club pour épauler Thomas Baurens — que les valenciens, ayant refusé le repêchage en N2, se sont lancés dans le défi de la NM3, une nouvelle escale dans le jeu d’ascenseur...
 
Descente de N2 en 2020.
Montée en N2 en 2015.
Descente de N2 en 2010.
Descente de N1 en 2006.
 
Et oui, la Nationale 1... le troisième étage du basket français, résidence (sous diverses appellations) du VCGB — et avant lui de l’ALV, Amicale Laïque Valencienne, club fondé il y a presque 90 ans — depuis un titre de champions de France de Nationale 3 (alors le 4ème échelon du basket hexagonal) en 1987.
L’époque des Henri (et plus tard Jérôme) Séailles, Yves Baratet, André Erguy et de tant d’autres noms (voir plus bas) qui résonnent avec tant d’écho dans les clubs gersois... plus récemment Bruno Salamon, Dimitri Salles, Loïc Firmin, Nicolas Lasserre, Cédric Leuly ou encore Fred Zadro donc.
L’époque des américains aussi, Jerry Line en tête...
 
L’époque aussi, improbable aujourd’hui, d’un match amical contre une « sélection américaine » regroupant de jeunes lycéens d’outre-Atlantique il y a une vingtaine d’années... remporté de haute lutte 92-80.
Une réalité parallèle, comme celle dans laquelle les gersois éliminèrent deux équipes de Pro B (Aix-Maurienne et Brest) avant de tomber avec les honneurs devant une formation de l’élite, Nancy, lors d’une formidable épopée de Coupe de France en 1997...
 
Dans un de ces mondes alternatifs, des voyages aux quatre coins de la France, de Calais à Bordeaux, de Brest à Toulon, et, à peine plus loin, un petit tour à Tahiti, en Coupe là aussi, pour y défier, et écarter, les champions de Polynésie...
Le VCGB malheureux face aux girondins de St Médard, à 2min 50s.
Petit retour sur la saison 1996-1997 du VCGB... et un sacré parcours en Coupe de France.
VCGB c. CRO Lyon, saison 1988-1989, dernière journée de Nationale 2 (alors troisième division nationale).