Comité Départemental du Gers de Basket-Ball

L’instantané le plus long, au pays des gascons

Une saison figée : plongée gersoise dans un exercice inachevé.

Épisode 1 : Auch, huit ans après
(Nationale Masculine 2, poule B)

Horsarrieu, 23 avril 2011.
 
Au terme d’un match tendu, acrimonieux... et sans enjeu, les auscitains disent adieu à la nationale 2, en terre landaise.
 
Dans les rangs auscitains, outre Jean-Marie Pajot, pour sa dernière à la plaquette, une flopée de noms qui parleront aux aficionados du basket gersois : Alexandre Miette, Dimitri Salles, Robin Naval, la doublette Fred Edde/Cédric Leuly, Benjamin Hue (25 points ce soir là, Julien Agostini, les inusables Romain Pujolle et Simon Chaléat.
Oh, et un certain Pierre Pelos, jadis en partance pour le Béarn, aujourd’hui en Jeep Élite à la JL Bourg, et, pour l’anecdote, auteur ce soir là d’un trois points sur le gong de la mi-temps, du haut de ses 18 ans, mais qui ne put empêcher la défaite des siens, 90-87.
 
En face, des landais eux aussi relégués, emmenés par un grand monsieur du basket français, joueur emblématique de l’Élan Béarnais, aujourd’hui coach des Metropolitans 92 de Levallois, et dont la fille commence à se faire un prénom au TGB et en équipe de France. Freddy Fauthoux, qu’il s’appelle.
 
 
Après plus de 8 ans d’attente, l’anticipation était grande à l’entame de la saison, à l’ombre des escaliers monumentaux. D’autant que la relégation en NM3 de l’autre mastodonte du basket masculin gersois, le VCGB, place les auscitains au sommet de la hiérarchie départementale, filles et garçons confondus.
 
Une grosse claque de côté de Marmande, plus de 30 points dans la musette (92-61), ne laisse aucun doute aux hommes de Jérome Seailles — ex-meneur vedette valencien à l’époque de la nationale 1 et aux manettes de l’équipe fanion de l’ABC depuis le départ de JMP — quant à l’exigence de la division... une piqûre de rappel après une fin de saison 2018-2019 vaguement ébouriffante.
 
Dans l’escouade auscitaine, le noyau dur de l’an passé, renforcé par un visage connu — Yohan Desbarats, qui après un petit tour du côté de Barbaste, reprend ses aller-retours entre l’ABC et le VCGB — et trois nouvelles têtes : à l’extérieur, Xavier Roucou, arrivé de son club formateur de Lavaur après un crochet toulousain et Odys Delis Mayeta, toulousain venu sur le tard au basket ; dans la raquette, Romaric Racon, globe-trotteur guyanais, qui a goûté à la Pro B avec l’Hermine de Nantes, avant des piges notamment à Boulazac et au Stade Montois.
 
Peu de temps pour digérer le revers initial... la première à Mathalin, c’est le choc des ABC. Une victoire à « l’arrache » face à des agenais repêchés au ranking la saison passée.
 
Après 19 journées, voilà les rouges et blancs, huitièmes, attablés dans le ventre mou de la poule, à deux points du premier relégable, Gardonne, et à égalité avec Marmande... plutôt inespéré pour quiconque ayant fait le trajet à Beaupuy le 7 septembre.
Deux défaites à domicile face à Niort et Rézé (coaché par le père de qui-vous-savez) les seuls accrocs marquants d’une saison jusque là comptablement solide, pour une équipe, pas épargnée par les pépins physiques, qui, truisme maintes fois débité, survit souvent par son adresse à longue distance.
 
Pour autant, avec plus de la moitié (7 rencontres) de la phase retour à disputer, le maintien n’était pas encore acté, numériquement ou dans les faits... avec quatre déplacements, et des oppositions contre quatre équipes du quinté de tête.
La mascotte de l'ABC à la Foire aux Sports... oups !